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Contexte

Au cours de la dernière décennie, les pays touchés par le paludisme ont mis en place des stratégies ambitieuses qui ont permis de faire reculer cette maladie. Pour ce faire, ces pays ont souvent bénéficié d’un soutien consistant du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ce financement extérieur ne peut malheureusement pas augmenter indéfiniment comme le montre le graphique, et chaque pays doit établir ses priorités dans les moyens à mettre en œuvre, en renforçant la performance des programmes et l'efficacité des interventions et, si nécessaire, en modifiant sa stratégie. Or, actuellement, aucune méthodologie standardisée n’est actuellement recommandée pour vérifier l’efficacité des mesures de lutte après leur déploiement. C’est en faisant ce constant que le projet Palevalut est né.

financement

 Financement international de la lutte contre le paludisme. Source : OMS 2013.

Ce soutien des financements internationaux a donc permis aux pays endémiques de faire régresser le poids du paludisme dans des proportions rarement atteintes jusque-là. Entre 2000 et 2010, des réductions de plus de 50 % des cas de paludisme signalés ont été enregistrées dans 43 des 99 pays touchés par la transmission, alors que 8 autres pays ont affiché des tendances à la baisse de 25 à 50%. Les estimations font état de 216 millions d’épisodes palustres en 2010, dont 81% dans la région Afrique de l’OMS. Le nombre des décès dus au paludisme est estimé à 655 000 pour l’année 2010, dont 91 % en Afrique. À l’échelle mondiale, 86 % des décès imputables au paludisme ont frappé des enfants de moins de 5 ans. Par ailleurs, l’incidence estimée du paludisme a été réduite de 17 % depuis 2000 et les taux de mortalité spécifiquement due au paludisme ont diminué de 26 %. Ces replis sont cependant inférieurs aux cibles approuvées à l’échelon international pour 2010 (réductions de 50 %).

Les stratégies de lutte contre le paludisme mises en œuvre doivent être évaluées, et ceci de manière plus pertinente et scientifique, pour dégager, dans chaque pays, les priorités et les moyens à mettre en œuvre pour les prochaines années, adaptées aux changements épidémiologiques souvent constatés, au contexte économique et sanitaire de chacun des pays et conformément aux recommandations de l'OMS et du Plan Mondial de Lutte contre le Paludisme. Il s’agit de renforcer la performance des programmes et l'efficacité des interventions. Cette évaluation peut et doit, si nécessaire, amener à ajuster ou modifier profondément les stratégies mises en œuvre jusqu’à présent.